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Papillomavirus et verrues ano-génitales

kLes verrues ano-génitales (encore appelées condylomes acuminés ou crêtes de coq) sont la maladie sexuellement transmissible la plus fréquente. Ils sont provoqués par un virus, le papillomavirus. Il s’agit d’une infection génitale très répandue, mais seulement une personne infectée sur 10 présente des lésions visibles.

Comme toutes les infections génitales, elle a longtemps été victime de tabous de toute sortes. En outre, le papillomavirus est mis en relation avec le cancer du col de l’utérus. Il est donc normal que les verrues ano-génitales, comme toutes les maladies des organes génitaux, entraînent des réactions parfois angoissées. S’informer sur le papillomavirus aide à comprendre et à soigner l’infection.

Si vous avez encore des questions, consultez votre médecin, il sera de bon conseil.

 

Qu’est-ce que les verrues ano-génitales ?

Les verrues ano-génitales sont la manifestation d’une infection par un virus appelé papillomavirus. Il existe plus de 70 sortes de papillomavirus dont certains entraînent des verrues sur les mains ou les pieds, tandis que d’autres provoquent les verrues ano-génitales. Ces lésions apparaissent sur ou autour de la vulve et de l’anus, sur le pénis, le scrotum, l’aine et la cuisse. Il existe également des lésions internes, dans l’anus ou le vagin, ainsi que sur le col de l’utérus.
Les personnes infectées par le papillomavirus ne développent pas toutes des lésions visibles.

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A quoi ressemblent les verrues ano-génitales ?

Les verrues ano-génitales apparaissent comme des excroissances uniques ou multiples, grosses ou petites parfois très discrètes. Elles peuvent parfois se regrouper pour donner un aspect en chou-fleur. Sur le col de l’utérus, les lésions se présentent plutôt sous forme de taches qui ne sont pas visibles à l’oeil nu. Le médecin a alors besoin d’instruments spéciaux pour les détecter.

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Comment se transmet l’infection ?

L’infection par le papillomavirus se produit presque exclusivement lors d’un rapport sexuel. Une transmission non sexuelle est plutôt rare, par contact avec des objets contaminés (linge de toilette etc.). Les verrues situées sur d’autres parties du corps (verrues plantaires, verrues sur les mains) sont provoquées par d’autres types de papillomavirus qui ne se transmettent pas aux organes génitaux. Il n’y a aucun rapport entre les papillomavirus et le HIV, virus qui provoque le SIDA.

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Qui est atteint de verrues ano-génitales ?

Les papillomavirus affectent de la même manière les hommes et les femmes ayant une activité sexuelle, qu’ils soient homosexuels ou hétérosexuels. Les personnes qui ont plusieurs partenaires sexuels ont plus de risques de contracte une maladie sexuellement transmissible comme les verrues ano-génitales.
Les lésions apparaissent entre trois semaines et un an après le rapport sexuel contaminant, ce qui explique qu’elles peuvent apparaître même chez des personnes n’ayant pas eu de relations sexuelles depuis plusieurs mois. Sur le col de l’utérus, le délai peut être encore plus long. Il est alors difficile de savoir exactement quand vous avez été infecté et par qui.
Lorsque les défenses immunitaires sont efficaces, il arrive que le virus n’ait pas la possibilité de se développer et de provoquer des lésions visibles. Néanmoins, il reste présent dans la peau.

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Comment savoir si j’ai un papillomavirus ou des verrues ano-génitales ?

Il est parfois difficile de le savoir. Souvent, les verrues anogénitales ont la même couleur que la peau et ne font pas mal.
Parfois, on ne les remarque pas parce qu’elles sont situées à l’intérieur du vagin, sur le col de l’utérus ou au niveau de l’anus.
Les verrues ano-génitales provoquent rarement des symptômes tels que des démangeaisons, des douleurs ou des saignements.
Les verrues ano-génitales sont parfois découvertes lors d’un examen systématique chez l’homme ou d’un examen gynécologique chez la femme. Un frottis cervical anormal chez la femme (fait pour le dépistage du cancer du col de l’utérus) peut être la première indication de la présence d’un papillomavirus.
Vous pouvez rechercher  des verrues ano-génitales sur vous-même et sur votre partenaire mais il est souvent difficile de faire la différence entre une verrue ano-génitale et d’autres «boutons». Si vous pensez avoir des lésions ou avoir été en contact avec un papillomavirus, consultez un médecin.

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Comment savoir si l’on a des verrues ano-génitales ?

Les verrues ano-génitales passent souvent
inaperçues. En général, elles ne provoquent aucun symptôme.
Vous devez cependant consulter un médecin si:

  • vous constatez des excroissances ou des modifications de la peau inhabituelles sur
    ou à proximité du pénis, du vagin, de la vulve ou de l’anus;

  • vous avez des démangeaisons, des douleurs ou des saignements inhabituels;

  • votre partenaire sexuel vous a dit qu’il ou elle avait un papillomavirus ou des verrues génitales.

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Quels sont les traitements des verrues ano-génitales ?

Les verrues ano-génitales peuvent être détruites par des substances que le médecin ou le patient lui-même applique sur les lésions. Elles peuvent également être enlevées par des techniques chirurgicales. Un nouveau traitement consiste à aider les défenses naturelles de l’organisme à lutter contre le virus.

  • la podophylline et l’acide trichloro-acétique sont des substances chimiques qui peuvent être appliquées sur la surface de la lésion. L’acide trichloroacétique, plus toxique, doit être appliqué par le médecin. Ces produits ne s’appliquent pas au niveau du col de l’utérus.

  • la cryothérapie (congélation de la lésion), l’électrocautérisation (brûlure du tissu infecté avec un instrument spécial), la thérapie par laser (lumière intense pour détruire la lésion) ou la chirurgie sont, en général, utilisées pour les lésions résistantes aux traitements par produits.

  • il existe aussi des traitements qui stimulent les défenses immunitaires, faciles à appliquer soi-même et peu irritants.

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Est-ce qu’on risque de voir réapparaître les verrues ano-génitales après le traitement ?

En supprimant les verrues ano-génitales, les traitements réduisent la quantité de papillomavirus sans pouvoir le détruire complètement. Des défenses immunitaires normales sont capables de contenir le virus et donc d’empêcher le développement de nouvelles lésions.
Après un traitement, il faut régulièrement inspecter les régions génitales pour voir si de nouvelles lésions apparaissent, et ceci pendant 6 mois. Les femmes doivent également régulièrement se présenter pour un examen gynécologique, avec contrôle du col de l’utérus.

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Quelles sont les relations entre le papillomavirus, les verrues ano-génitales et le cancer ?

Les lésions sur le col de l’utérus provoquées par certains types de papillomavirus peuvent, si elles ne sont pas traitées, se transformer en lésions précancéreuses, puis en cancer. Ce processus est très lent (plusieurs années !) et le délai est donc suffisamment important pour traiter la lésion avant qu’elle ne devienne cancéreuse. Les femmes ayant des verrues ano-génitales, comme toutes les femmes d’ailleurs, doivent faire pratiquer régulièrement des frottis de dépistage.
La détection précoce des anomalies éventuelles est la meilleure protection contre le cancer du col de l’utérus.

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Les verrues ano-génitales sont-elles une cause de stérilité et font-elles courir un risque pendant la grossesse ?

Les verrues ano-génitales ne vont pas plus loin que le col de l’utérus. Elles n’atteignent ni la matrice ni les ovaires. Il n’y a donc aucun risque de stérilité.
Pendant la grossesse, les verrues ano-génitales peuvent augmenter en taille et en nombre, en raison des changements hormonaux qui surviennent pendant la grossesse. Il est toutefois très rare que leur taille puisse rendre l’accouchement plus difficile. Le risque d’infection du bébé pendant l’accouchement est minime et une césarienne n’est le plus souvent pas nécessaire.
Une femme enceinte doit signaler à son médecin qu’elle ou son partenaire a ou a eu des verrues ano-génitales.

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Comment puis-je éviter l’infection par le papillomavirus ?

Le port du préservatif lors des rapports sexuels diminue le risque de transmission des verrues ano-génitales, comme des autres maladies sexuellement transmissibles. Le préservatif est notamment recommandé pour toute relation sexuelle avec un nouveau partenaire.

Il n’a pas été prouvé que les mousses, crèmes et ovules spermicides protègent contre le papillomavirus et les verrues ano-génitales mais ces méthodes sont efficaces contre d’autres maladies sexuellement transmissibles. Il vaut mieux les utiliser en même temps que les préservatifs et non pour les remplacer.

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Est-il normal de se sentir affecté ou d’être bouleversé par le fait d’avoir des verrues ano-génitales ?

Certaines personnes pensent qu’une maladie sexuellement transmissible est la punition que mérite une conduite “pas comme il faut” qui peut même aller jusqu’au cancer, ou pire !
D’autres vont se sentir trahies et refuseront tout nouveau contact sexuel par crainte d’une nouvelle surprise désagréable.
C’est souvent le partenaire qui sera tenu pour responsable. Pas toujours avec raison parce qu’il peut parfois se passer un temps très long entre l’infection par le virus et l’apparition des verrues.

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Si le fait d’avoir des verrues ano-génitales vous inquiète, rappelez-vous que :

Verrues ano-génitales - Ne pas dramatiser:

  • les verrues ano-génitales peuvent être traitées,

  • vous n’êtes pas seul(e). On estime que des dizaines de milliers de personnes sont touchées par cette affection. Si vous êtes correctement traité(e) et suivi(e) convenablement ensuite, vous ne risquez aucune complication;

  • le cancer du col de l’utérus est le problème le plus grave associé aux papillomavirus génitaux. Il est facile de le prévenir en pratiquant un dépistage régulier (frottis du col) et en traitant les anomalies dépistées;

  • le risque de transmission existe, même en l’absence de lésions externes visibles;

  • il existe plusieurs traitements possibles (externes ou chirurgicaux) des verrues ano-génitales, ainsi  que des traitements médicamenteux qui aident les défenses immunitaires à produire des substances qui contribuent à lutter contre le papillomavirus. Ces traitements sont faciles à appliquer et moins irritants.

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Dois-je le dire à mon partenaire ?

Que vous ayez une relation stable et monogame ou que vous veniez d’entamer une nouvelle relation, vous devez indiquer à votre partenaire que vous avez des verrues anogénitales et il ou elle devrait se rendre chez le médecin pour se faire examiner.

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Verrues ano-génitales - En parler, c’est déjà la moitié de la guérison !

  •  les verrues ano-génitales sont provoquées par le papillomavirus.

  •  la maladie se transmet quasi toujours par contact sexuel.

  •  le risque de transmission existe, même en l’absence de lésions externes visibles.


L’annoncer à votre partenaire peut ne pas être facile.
Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière de le faire.
Pour cela, comme pour tout ce qui concerne votre problème, parlez-en à votre médecin de famille, votre gynécologue ou votre dermatologue,il sera de bon conseil.

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